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Mokhtar Ladjimi cet éclaireur d’étoiles

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Publié le 20/03/2012


Mokhtar Ladjimi est sans doute un cinéaste tunisien iconoclaste. Passant pour l’un des maîtres du long documentaire, avec des produits diffusés sur des chaînes culturelles européennes de grande renommée, il s’est offert le plaisir de rentrer au pays natal pour contribuer, sur place, à la dynamique artistique espérée par plusieurs intellectuels et artistes libres.

Ce fut à la télévision qu’il s’investit le plus, non sans difficultés, pour remettre des « Etoiles en mémoire », ne manquant pas par ailleurs de produire dans sa propre société « Justinia Film », trois documentaires d’un intérêt particulier sur Sadock Kouka, sur l’Etoile Sportive du Sahel et sur la radio tunisienne, ce dernier le mettant même  en difficulté financière par bêtise administrative, après le départ du premier responsable de l’établissement qui avait initié le projet.

Mokhtar Lajimi réalisa aussi, en 2004, un beau long métrage de fiction : Bab El Arch (Noces d’été).

En 2011, il a mis en boîte son film « Bayrem Ettounsi : Les moissons d’exil », un autre documentaire de 60 minutes, consacré à cette personnalité exceptionnelle tant par sa poésie d’une grande sensibilité chantée par Oum Kalthoum, Mohammed Abdelwaheb et Férid El Atrach, que par ses écrits variés et sa vie qui constituent un vrai pont triangulaire entre l’occident et l’orient arabes d’une part et entre cet axe du sud et le nord de la Méditerranée. Le film présente cette personnalité singulière dans un langage cinématographique qui rompt avec le traitement classique des biographies.

Plusieurs personnalités culturelles témoignent dans ce film. Citons-en : Jaber Al-Bassiouni, Béchir Ayed, Maged Youssef, et Gamel Ghitani…

A revoir sa façon de chanter  les révolutions tunisienne et égyptienne sous la colonisation, on ne peut que saluer ce nouveau produit de Mokhtar Ladjime, produit pour le cinquantenaire de la mort de Bayrem, qui coïncide, tenez-vous bien, avec la date du 14 janvier 2011. Un hasard ou l’accomplissement d’une destinée ?

En tout cas, pour Mokhtar Lajimi, ce nouvel élan qui anime sa passion créatrice ne compte pas s’arrêter à ce produit, car le réalisateur travaille déjà sur la production d’un documentaire pareil et non moins important consacré à cette autre immense stature de la culture tunisienne, en l’occurrence Mahmoud Messaâdi qui est, à lui seul, un brillant chapitre d’Histoire. Memomed.org

 

Mansour M'henni
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