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En photos, Kenza who's she?

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Publié le 27/08/2011

Pas d’introduction pour cette interview décalée !! Et pourquoi en faire si la jeune femme qui y figure se suffit à elle-même rien que par sa simple apparition. Et si “ l’interview/discussion ” n’est pas assez pour cerner notre mannequin, vous n’avez qu’à regarder, ou si je peux dire, contempler les photos qui se présente à vous.
Oui cette jeune femme adore dépasser  toutes les normes et conventions !!  Amoureuse de l’art,  Kenza Fourati tente de vivre différentes expériences artistiques en cherchant ce qu’on appelle “  le hasard heureux  ”.
Dans l’ “ interview ” qui suit,  c’est à travers le “ Bodypaint ” que Kenza est  présentée à nos chers lecteurs et ceci non pas comme un corps/identité mais aussi comme un corps/discours ; un discours qui se donne à la propre interprétation de chaque regardeur. Quelque vers d’un poème du fameux Victor Hugo qui nous rappelle que l’amour pour notre prochain est notre seule rédemption.
Voir Kenza Fourati, ce mannequin tunisien qui a défilé pour les plus grands créateurs de mode tels que J.P Gaultier ou Sonia Rykiel se laisser peindre des mots sur le corps pour passer un message est une chose exceptionnelle. Ce qui est encore plus exceptionnelle c’est la volonté de cette femme à briser les barrières qui emprisonnent le corps de la femme dans le conformisme et la banalité.
Un esprit  libre ne peut pas loger dans un corps emprisonné, telle est la légende  que je donnerai à cette rencontre fortuite entre les deux mondes de l’art et la mode… 


Mariem Sabbagh : Là tu es à New York ?

Kenza Fourati : Oui oui je suis à New York, chez moi !

Et ça va là ?

En fait pas trop, je viens de trouver ma cuisine inondée, et ça m’énerve (rires), en plus j’étais en train de discuter avec mon opérateur téléphonique, bon je vais me faire des crêpes au chocolat ça va me calmer.

Mais tu es gourmande ?!!

Oui (Rires).

Comment fais-tu pour garder la ligne alors ?

Ce sont les gènes en fait, j’ai hérité cela de ma maman.

Franchement je t’envie, tu as de la chance…

Parce que tu fais attention à ta ligne toi!

Oui oui, moi j’y suis obligée (rires) je ne suis pas comme toi, gâtée par la nature…

Gâtée ? Tu parles, quand tu es adolescente c’est un peu difficile…

Oui justement, j’aimerais revenir sur la période de ton adolescence… J’imagine que tu as eu des problèmes avec ta taille, n’est ce pas ??

Ce n’est pas facile de vivre le fait que tu es différente…Plus grande que les autres et aussi mince, maintenant ça va mieux, mais à l’époque non.

Ça n’a pas dû être facile avec les mecs au cours de ces années-là n’est ce pas ?

Je n’ai pas commencé jeune avec les mecs, j’ai eu ma période “ Gloomy ”, avec quelques difficultés, d’ailleurs je suis restée avec la même personne jusqu’à l’année dernière (rires). Les mecs c’est un peu délicat comme sujet… Je suis énervée là, je vais faire des crêpes.

Quand tu étais jeune, tu étais un peu différente par rapport aux adolescentes de ton âge ?

En fait, j’ai pratiquement la même taille (1m79) depuis mes 15 ans, j’ai changé un peu par rapport au poids c’est tout, et puis ce n’était pas facile à 15 ans…

L’autre fois quand on a fait la séance photo, je me suis sentie tellement petite de taille à côté de toi !!

Mais toi t’es normale, ta taille est normale, moi je suis grande, voir plus grande que la moyenne, d’ailleurs pour l’anecdote, j’ai un pote à Boston qui m’appelle “ Ghoula ”, tu sais le balai qu’on utilise pour nettoyer les plafonds de chambres (grands rires).

MDR, donc c’est au lycée que tu t’es rendue compte que tu étais faite pour le mannequinat parce que tu sais, c’est à cet âge là qu’on commence à se regarder le plus souvent dans un miroir ? C’était le cas pour toi ?!

Pas vraiment, je ne pense pas qu’à l’âge de 14, 15 ans on commence déjà à penser à suivre cet objectif de carrière !!

Mais les magazines et les revues donnaient envie, et faisaient rêver toutes les filles, pas toi ?!

Je ne fais pas partie de ces filles qui imaginaient devenir un jour mannequin… moi dans ma famille, c’était plutôt étude et puis c’est tout… je n’ai absolument pas pensé que j’allais suivre ce chemin.

Justement, quand est-ce que ce choix s’est manifesté ?
Je n’ai pas choisi cette voie là, c’est beaucoup plus un concours de circonstances. Il y avait des copines à ma mère qui organisaient le “ Elite Model Look ”, des amies à moi ont participé, je les ai suivies et j’ai participé, je me disais, après tout, on allait passer une semaine agréable ensemble, on allait s’amuser. Tu sais au début, je n’ai pas pris ce concours au sérieux.

Et c’est ce concours-là que tu as gagné ?

J’ai gagné le concours national (le 1er prix) et je suis arrivée 3ème dans le cadre du concours mondial. C’est à ce moment-là que j’ai compris que c’est du sérieux, que c’est un vrai boulot, qui demande de l’engagement et beaucoup d’implication. Du coup j’ai moins aimé…

Comment ça se fait que tu n’as pas aimé ?

Cela demandait beaucoup de travail, et il y avait trop de pression et puis j’ai commencé à sentir l’esprit de la compétition vu qu’il y avait d’autres mannequins de différentes nationalités ; américaines, russes, brésiliennes. Mais ça reste une belle expérience qui forge, d’ailleurs ça m’a appris que tous ces mannequins avaient le même objectif mais pas la même approche.

Et quelle est ton approche à toi ?

Je n’avais pas vraiment une approche précise, je ne pensais pas en faire une carrière. J’ai mis longtemps pour comprendre que c’est un boulot qui implique un certain nombre de choix. Je suis restée gamine un peu trop longtemps…Dans ce domaine là, il ne faut pas vieillir vite… plus tard tu vieillis, mieux c’est !

C’est la nature, en quelque sorte, qui t’a orientée vers le mannequinat ?
 
C’est vrai que c’est un boulot qui est basé sur le physique, mais il y a un véritable travail derrière. C’est un boulot qui s’apprend et tu galères pour suivre les castings, pour t’imposer, pour qu’on te prenne en considération…

Des fois tu trouves des filles quelconques mais qui se métamorphosent derrière la caméra, il faut savoir poser et attirer le regard de l’objectif… Prends le cas de Kate Moss ;
dans la vie et sur les photos, ça n’a rien à voir, elle est petite de taille et n’est pas aussi belle qu’on le pense. C’est bon, ma crêpe au Nutella est prête !! (Rires)

Tu m’impressionnes ! Tu sais cuisiner ? Qu’est ce que tu sais faire ?

Rien de vraiment extraordinaire, j’aime bien cuisiner italien, asiatique mais aussi tunisien, mais c’est difficile d’avoir les ingrédients !!

Tu cuisines quoi comme plats tunisiens ?

J’aime bien faire les “ bricks ”, hier c’était des “ bnédak ” avec de la
“ chakchouka ”, je suis gourmande, j’aime faire des cookies aussi (Rires)… franchement je ne cuisinais pas du tout avant, mais là quand tu vis seule, t’es obligée.

Mais est-ce que tu cuisines pour toi toute seule ou tu cuisines pour d’autres personnes ?
Rires
Il y a sûrement quelqu’un à qui tu fais goûter tous ces bons plats !! Un petit copain par exemple ?!

Grands Rires

La réponse est claire… Changeons de sujet, dis-moi qu’est-ce qui t’as intéressé dans ma proposition de faire une séance photo en body paint ?

Quand tu m’as proposé l’idée, j’ai beaucoup aimé, j’ai trouvé le message transmis avec le body paint moderne et inattendu… et puis les collaborations avec d’autres jeunes artistes me passionnent.

Comment tu t’es retrouvée à New York ?

J’ai commencé à trainer à NY pour des shows et tout… Et ce n’était pas facile au début… En effet, je vivais à Paris mais puisque mon agence est basée à New York j’ai fait des allers-retours au début… au bout d’une certaine période je me suis installée ici.

Ce boulot te permet de voyager énormément, n’est-ce pas ?!

Oui énormément… Il m’est arrivé de prendre l’avion deux fois par semaine pour deux destinations différentes… Je menais un rythme fou !! Mais là, ça s’est calmé. (Rires)

Je pense que c’est un boulot passionnant, cela t’as permis de rencontrer pas mal de gens aussi !!

Oui j’ai défilé pour des créateurs de mode comme Jean Paul Gaultier, Sonia Rykiel, Armani, Valentino, Vivienne Westwood… Et puis aussi j'ai eu la chance de croiser la route de certaines personnes fascinantes comme Jay-Z, de Niro, Bill Clinton...

Est-ce que tu sais que tu es une fierté nationale ?

Les Facebookiens t’ont même consacré une page disant que tu es un trésor national qui doit revenir à la Tunisie !!!! (Rires)

Oui, on est tous fiers d’être Tunisiens… on ne veut pas prendre la grosse tête mais attention on est Tunisiens (rire) et surtout les femmes, je peux te dire que dans presque tous les domaines nos femmes excellent. Elles ont un rôle très important en tant que citoyennes tunisiennes. Je suis fière d’être une femme tunisienne.

Je le suis aussi !! Tu disais que tu avais quelque chose à faire ce soir ?

Oui, en fait j’ai la soirée de Jay-z, il fête la sortie de son nouvel album !!

Ah c’est bien, et tu vas mettre quoi ?
Une robe peut être ?!!

Ah, non pas une robe, peut être un jean et un joli haut. Tu sais je ne suis pas très robe. Même si j’en porte une là, il fait super chaud !!

J’espère que tu vas bien t’amuser !!

Eh bien, je l’espère… 


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