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La LTDH et 15 associations mettent en garde contre les menaces à la liberté d'expression

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Publié le 04/07/2012

La ligue tunisienne de défense des droits de l'Homme (LTDH) et 15 autres associations tunisiennes ont mis en garde contre les menaces à la liberté d'expression en Tunisie.

« Plusieurs indices démontrent que la liberté d'expression en Tunisie est en péril, en l'absence d'un cadre institutionnel et législatif qui garantit cette liberté".

 

Dans un communiqué commun, publié mardi, les associations soulignent que « la non-application des décrets-lois n°115 et 116 de l'année 2011, a eu pour conséquences la multiplication des violations contre les journalistes et la profusion du paysage médiatique audiovisuel national par des chaînes de télévision ayant des agendas idéologiques et des sources de financement inconnues.

Ce vide juridique a, selon le même communiqué, « entravé l'examen de dossiers de promoteurs tunisiens relatifs aux demandes de licences pour la création de chaînes radiophoniques et de télévisions ».

Le communiqué a, également, critiqué « la persistance du gouvernement à prendre des décisions et des initiatives engageant l'avenir des médias, sans consultation des organisations professionnelles compétentes, et son recours aux services d'un certain nombre de symboles de l'ancien régime ».

 

Les associations signataires de ce communiqué ont fait part de leur préoccupation face à la « succession des agressions contre les citoyens, les journalistes, les entreprises publiques, les institutions médiatiques et les locaux des organisations de la société civile, y compris les sièges des unions régionales du travail sans que les auteurs de ces agressions ne soient punis.

Elles ont, par ailleurs, mis en garde contre « le risque de faire rater à la Tunisie l'opportunité d'accéder au statut de pays démocratique », invitant toutes les parties concernées par la défense des droits et des libertés à « agir et à redoubler de vigilance et d'engagement pour défendre la liberté d'expression et l'indépendance des médias à l'égard de tous les courants politiques et des groupes d'intérêts économiques ».

Les associations ont réaffirmé leur opposition à « toutes les tentatives des pouvoirs publics visant à dominer les médias et à les convertir, à nouveau, en un instrument de propagande et d'attaque contre leurs adversaires et opposants », ainsi que leur refus de « la confiscation du droit du citoyen tunisien à une information libre, indépendante et pluraliste et conforme aux standards internationaux en la matière».

Dans leur communiqué commun, les associations ont fait savoir que « deux mois après la publication du rapport général de l'instance nationale pour la réforme de l'information et de la communication (INRIC), les pouvoirs publics continuent d'ignorer les suggestions et les recommandations contenues dans ce rapport."Ce qui soulève des interrogations légitimes quant à l'avenir de la liberté des médias et à l'indépendance des institutions médiatiques dans notre pays » ont-ils précisé.

TAP
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